Copyright
Caricature de Bonjour LA GUADELOUPE

Bonjour LA GUADELOUPE

« Guide touristique et pratique »


Textes, photos, cartographie et illustrations Jean-Michel Renault.

Nouvelle édition :


Ouvrage relié. Format 19 x 21 cm,
192 pages couleurs,
23 €.
(couverture ci-contre)
1998. Les Créations du Pélican.
RFO est partenaire de cet ouvrage.
ISBN 2.7191.0604.6.


Puis changement de couverture (ci-dessous) avec le même ISBN.
Épuisé en librairie
(trouvable sur Internet).


Quatrième de couverture :


L’île aux belles eaux.


Dimanceh 3 novembre 1493 :
« …Aussitôt que le jour fût avancé, des îles commencèrent à apparaître de côté et d’autre, de manière que pendant le jour, nous en vîmes six de divers côtés, la plupart assez grandes ». Le lendemain, se dirigeant vers la troisième grande île : « Là s’élevait une haute montagne dont la pointe, analogue à celle d’un volcan, brillait d’une blancheur éblouissante… de tout côté des cascades écumeuses se précipitaient de hauteurs vertigineuses. » Au terme d’une traversée harassante de 37 jours, Christophe Colomb découvrait ce jour-là la Guadeloupe que les Caraïbes appelaient alors Karukéra : l’île aux belles eaux.


Bonjour les tropiques.


Aujourd’hui, nous rejoignons l’archipel guadeloupéen avec aisance, chouchoutés en vol par des hôtesses durant huit petites heures. Et c’est immédiatement le choc tropical : le bruissement des palmes de cocotiers dans les alizés, la chaude odeur de canne coupée le jour et l’immuable symphonie des grenouilles la nuit, les goût du sel et de la cannelle sur la peau à la sortie du bain et la saine moiteur d’une excursion en forêt, la cascade d’odeurs aussi suaves qu’étranges aux abords des marchés, la biguine et le zouc déferlant des autoradios, la démarche féline des Guadeloupéens et le chaloupé ravageur de leurs compagnes, le zest de citron vert enfin, en cale sèche au fond d’un verre attendant une nouvelle rasade de rhum…


Un papillon noir et blanc.


Noir comme le sirop de batterie, le sommet de la Soufrière et le sable de la Basse-Terre. Blanc comme le rhum agricole, les façades des anciennes maisons coloniales et les plages de la Grande-Terre. Des îles du Nord aux Monts Caraïbes, le papillon Guadeloupe déploie ses ailes en semant sur l’eau des écailles noiresq ou blanches selon que la canne a réussi à y prendre racines. Isolés sous les embruns, les Saint-Barths et les Saintois préservent ainsi le teint clair de leurs ancêtres normands et bretons, tandis que les Saint-Martinois et les Marie-Galantais sont de ce beau teint d’ébène, propre à la main-d’œuvre des champs. Le blanc se fait aussi Matignon dans la discrétion des Grands-Fonds tandis que le noir se marie à merveille avec le rouge pour honorer au carême Vaval et ses diables de compères. Lorsque d’aventure le noir rejoint le blanc, le couple se dit enfin « domino ».

Epreuve de la caricature de Bonjour LA GUADELOUPE